Javier Milei, président de l'Argentine
Javier Milei
Héritage 2023 — présent
Héritage

Héritage · Argentine · depuis décembre 2023

Javier Milei

⚠️ Work in progress — mandat en cours

La plus radicale des expériences libérales en cours : budget équilibré en 6 mois, inflation divisée par 12, 1 246 déréglementations en 18 mois. Le choc a été réel. Le rebond aussi. Le verdict final n'est pas encore rendu.

25% → 2% inflation mensuelle (déc. 2023 → mi-2025, INDEC)
−5% → +1,8% déficit hérité → excédent 2024 (premier depuis 14 ans)
1 246 déréglementations en 18 mois (~2 par jour, Cato 2025)
Javier Milei, président de la République argentine (depuis décembre 2023)
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L'Argentine héritée — une bombe à retardement

Quand Milei prête serment, le 10 décembre 2023, il hérite d'un pays au bord du gouffre. L'inflation annuelle dépasse 211 %. Le déficit public creuse 5 % du PIB. Les réserves nettes de la Banque centrale sont négatives (−11 Md de dollars). Le peso a perdu 50 % de sa valeur en un an. Quarante-cinq pourcents de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Ce n'est pas une crise ordinaire. C'est le résultat de quatre décennies de populisme budgétaire : subventions massives à l'énergie, contrôles de prix généralisés, financement du déficit par la planche à billets. Chaque gouvernement qui a promis de changer les choses a empiré la situation. Milei est élu en promettant non pas des réformes incrémentales, mais la tronçonneuse.

"211 % d'inflation. Réserves nettes : −11 Md$. 45 % de pauvreté." L'Argentine au 10 décembre 2023 — jour d'investiture

Inflation mensuelle en Argentine depuis la prise de fonctions (INDEC).

💡 Ce qu'il faut retenir En décembre 2023, l'inflation mensuelle atteignait 25,5 % — soit annualisée près de 1 000 %. Dix-huit mois plus tard, elle est autour de 2–3 % par mois. En Argentine, l'inflation est le principal impôt sur les pauvres. La briser est la réforme sociale la plus puissante qu'on pouvait réaliser.
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La tronçonneuse budgétaire — excédent en 6 mois

En 2024, les dépenses publiques réelles chutent de 27 %. Onze ministères sont fusionnés ou supprimés. Cinquante-deux mille postes dans la fonction publique disparaissent. L'agence fiscale nationale (AFIP) est dissoute. Le résultat est sidérant : excédent primaire de 1,8 % du PIB en 2024 — le premier depuis 14 ans. Et pour la première fois depuis 2008, l'excédent est financier : la dette est servie.

La comparaison avec les programmes précédents est éloquente. L'Argentine a traversé 22 accords avec le FMI depuis 1958 — tous ont échoué parce qu'aucun gouvernement n'a tenu ses engagements de rigueur. Cette fois, Milei a d'abord rétabli l'équilibre, puis le FMI a accordé 20 milliards de dollars (avril 2025). C'est la première fois que l'ordre est celui-là.

"−5 % du PIB hérité → +1,8 % d'excédent. En 6 mois." Solde primaire — Ministerio de Economía de Argentina

Solde budgétaire primaire (% du PIB) avant et après les réformes.

💡 Ce qu'il faut retenir Un excédent argentin n'a rien d'évident. Le pays n'en avait pas connu depuis 14 ans pour le primaire, ni depuis 2008 pour le financier. Ce n'est pas un chiffre comptable — c'est la rupture avec un demi-siècle d'addiction à la dépense publique financée par l'impression monétaire.
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1 246 déréglementations — à raison de deux par jour

La révolution réglementaire est aussi spectaculaire que la révolution budgétaire. En 18 mois, 1 246 déréglementations sont mises en œuvre (Cato Institute, 2025). Les contrôles de capitaux — en place depuis 2019 — sont levés en avril 2025. Le double taux de change, qui permettait à l'État d'accorder des rentes à des groupes politiquement connectés, converge pour la première fois depuis cinq ans.

Le régime RIGI (Incitation aux Grands Investissements) attire 31 milliards de dollars d'engagements dans le seul secteur minier. La production de Vaca Muerta — le gisement de schiste de Patagonie — dépasse 578 000 barils par jour, en hausse de 31 % en un an. La loi sur les loyers est abrogée : pour la première fois depuis des années, le marché locatif de Buenos Aires rouvert.

"1 246 déréglementations. 578 000 b/j à Vaca Muerta (+31 %). Contrôles levés." Cato Institute 2025 / Secretaría de Energía Argentina

Cinq réformes structurelles — état d'avancement.

💱 ✓ Fait

Contrôles de capitaux levés

Avril 2025

Double taux de change unifié pour la première fois depuis 2019. Le peso retrouve un cours de marché.

Bilan →
📊 Bilan chiffré
0% écart officiel/parallèle (vs 30–50 % avant)
$20 Md accord FMI signé la semaine suivante (avr. 2025)
1 100 ARS/$ taux de marché unifié — premier depuis 2019

Le gap de taux était une rente pour les connectés politiquement. Sa suppression met fin à une distorsion de 5 ans.

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🏗️ ✓ Actif

RIGI — investissements massifs

2024 — en cours

31 Md$ engagés dans les mines seules. Vaca Muerta : +31 % de production en un an.

Bilan →
📊 Bilan chiffré
$31 Md engagements miniers (lithium, cuivre) — un record
578 000 barils/jour à Vaca Muerta (+31 % en un an)
+250% cours de YPF en bourse depuis jan. 2024

4 projets GNL contractualisés. L'Argentine peut devenir un exportateur d'énergie majeur d'ici 2030.

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🏠 ✓ Fait

Loi sur les loyers abrogée

Décembre 2023

Marché locatif libéralisé. L'offre à Buenos Aires a bondi dès le premier trimestre 2024.

Bilan →
📊 Bilan chiffré
+170% offre locative à Buenos Aires (Q4 2023 → Q1 2024)
10k → 30k appartements disponibles (avant/après)

La loi de contrôle avait vidé le marché depuis 2020. Sa suppression a suffi à le rouvrir en quelques semaines — cas d'école des prix plafonds.

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⚙ En cours

Subventions énergétiques réduites

2024–2025 — partiel

Les tarifs sont progressivement ramenés à leur coût réel. Fin des distorsions, mais hausse durable des factures.

Bilan →
📊 Bilan chiffré
2,5% → 0,8% du PIB en subventions énergie (2023 → 2025)
~$8 Md économie budgétaire annuelle réallouée
+300% hausse des factures (alignées sur les coûts réels)

Les Argentins payaient l'énergie 5–10× sous le coût réel depuis des décennies. Réforme douloureuse mais structurelle — pas encore complète.

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🏭 ⏳ En attente

Privatisations des entreprises d'État

2025–2026 — à venir

Aerolineas Argentinas, Correo Argentino dans le pipeline. Résistance syndicale importante.

Bilan →
📊 L'enjeu
−$400M/an pertes annuelles d'Aerolineas Argentinas
1 peso prix payé pour la nationaliser en 2008
✓ Sénat vote approuvé en 2024 — blocage syndical actif

C'est ici que se jouera une partie du vrai bilan. Les syndicats résistent, les élections approchent. Résultat incertain.

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💡 Ce qu'il faut retenir Les réformes les plus symboliques — et les plus faciles politiquement — sont faites. Les plus difficiles (privatisations, réforme du travail, dollarisation) restent devant. C'est là que se jouera le vrai bilan du mandat.
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La douleur du choc — et le rebond

La transition est douloureuse. Au premier semestre 2024, la pauvreté monte à 52,9 % — le choc conjugué de la dévaluation du peso, de la libération des prix administrés et de la contraction budgétaire. Le PIB recule de 2 %. La construction s'effondre de 24 %. Les pensions, non pleinement indexées à l'inflation courante, perdent du pouvoir d'achat. Le coût humain est réel et il serait malhonnête de le nier.

La suite donne raison à ceux qui ont tenu : la pauvreté retombe à 31,8 % fin 2025 — sous le niveau pré-Milei. Le PIB rebondit à +4,4 % sur l'année 2025. Le secteur privé formel crée des emplois. L'inflation, sous 3 % par mois, cesse d'être un prélèvement quotidien sur les salaires et les épargnes des plus modestes.

"Pauvreté : 52,9 % → 31,8 %. PIB : −2 % → +4,4 %." H1 2024 → 2025 (INDEC / FMI)

Pauvreté (haut) et croissance PIB (bas) — depuis l'investiture de décembre 2023.

💡 Ce qu'il faut retenir La courbe en U de la pauvreté est le signe d'un ajustement réel, pas d'un effondrement permanent. Elle est revenue sous son niveau pré-Milei en moins de deux ans — dans un pays où une inflation à 289 % ravageait silencieusement les plus vulnérables chaque mois.
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Les objections — retournées

Austérité brutale, appauvrissement des masses, dictée du FMI, illusion vouée à l'échec. Ce sont les quatre procès les plus courants intentés à Milei. Regardons les données.

Clique sur une carte pour retourner l'objection.

01 📉

"Il a appauvri les Argentins avec son austérité"

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01

La pauvreté était à 45 % avant Milei — produit d'une inflation à 289 % qui est le plus injuste des impôts. Elle a piqué à 52,9 % avec le choc de transition, puis est retombée à 31,8 % fin 2025 — sous le niveau pré-Milei. Ce qu'on appelle "austérité" a mis fin à l'inflation qui appauvrissait silencieusement les plus vulnérables chaque mois.

02 🏦

"C'est de l'austérité dictée par le FMI — ça finit toujours mal"

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02

L'Argentine a traversé 22 programmes FMI depuis 1958 — tous ont échoué parce qu'aucun gouvernement n'a tenu ses engagements. Cette fois, Milei a rétabli l'excédent en premier — puis le FMI a accordé 20 Md$ (avril 2025). C'est la première fois que l'ordre est inversé. Ce n'est pas de l'austérité imposée de l'extérieur : c'est de la rigueur choisie de l'intérieur.

03 💰

"L'inflation a baissé parce qu'il a gelé les prix"

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03

Milei a fait exactement l'inverse : libéralisation des prix de l'énergie, abrogation de la loi sur les loyers, levée des contrôles de capitaux. L'inflation a chuté parce que l'État a cessé de financer son déficit par la planche à billets. La cause de l'hyperinflation argentine n'était pas le marché — c'était le déficit public monétisé. Supprimer le déficit a supprimé l'inflation.

04 🔄

"Ça ne va pas durer — l'Argentine s'effondre toujours"

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04

Peut-être. Mais voici ce qui est objectivement nouveau : pour la première fois depuis 123 ans, l'Argentine a enchaîné deux années consécutives d'excédent budgétaire financier (2024 et 2025). Les réserves nettes restent négatives — le risque est réel. Mais appeler "même vieille crise" un résultat que 20 gouvernements précédents n'ont pas su produire, c'est refuser de regarder ce qui s'est passé.

💡 Ce qu'il faut retenir Le bilan de Milei n'est pas exempt de critiques légitimes : le coût social du choc de transition, les retraités appauvris, les réserves encore fragiles. Mais les résultats des 18 premiers mois dépassent ce que tous les modèles prédisaient. La question n'est plus "est-ce que ça marche ?" — la question est "est-ce que ça peut durer ?"

Work in progress — le verdict n'est pas encore rendu

Milei a prouvé l'improbable : un budget argentin en excédent, deux années de suite, en pleine démocratie. Il a brisé une inflation à 289 % que vingt gouvernements avant lui avaient entretenue. Le rebond — +4,4 % de croissance en 2025, pauvreté revenue sous les niveaux pré-Milei — est réel. Ce ne sont pas des projections : ce sont des chiffres publiés par l'INDEC et le FMI.

Ce qui reste à écrire est considérable. La dollarisation promise n'a pas eu lieu. Les réserves nettes demeurent négatives. Les privatisations et la réforme du travail n'ont pas encore abouti. Ce site défend les idées libérales : Milei les met en pratique avec une radicalité inédite, dans un pays démocratique, avec un mandat électoral clair. Pour la première fois depuis une génération, l'Argentine prouve qu'un autre chemin est possible. La suite s'écrira ici.